(Mém. du duc de Nevers, t. I.)
[126]: Les principaux étoient Jean Prévost, curé de Saint-Séverin, Jean Boucher, curé de Saint-Benoît, et Mathieu de Launoy, chanoine de Soissons.
[127]: On nomme entre autres Acarie, maître des comptes; d'Orléans, Caumont, Ménager, avocats; le sieur de Manœuvre, de la famille des Hennequins; le sieur Deffiat, gentilhomme auvergnat; Jean Pelletier, curé de Saint-Jacques-de-la-Boucherie; Jean Guincestre, curé de Saint-Gervais; Bussy-le-Clerc, Emonet, La Chapelle, Crucé, procureurs; le commissaire Louchard; La Morlière, notaire, Compan, marchand, etc.
[128]: Mayenne avoit chargé le vicomte d'Aubeterre de garder le passage de la Garonne: celui-ci se laissa surprendre, et le roi de Navarre passa la rivière seulement avec trente personnes. Tout le monde crut alors, dit d'Aubigné, que d'Aubeterre ne s'étoit fait donner ce poste que pour favoriser la retraite de l'illustre fugitif.
[129]: Il exigea que la disposition de cet argent fût remise aux mains du cardinal de Bourbon, du nonce et de l'évêque de Paris.
[130]: Ces reproches étoient fondés. Le roi, qui n'avoit point d'autre politique que de tromper tous les partis, étoit convenu avec le baron de Rosni, que le roi de Navarre feroit une levée de vingt mille Suisses protestants, sous la condition que ces Suisses passeroient dans son camp, au moment où il se déclareroit lui-même contre la ligue. (Mém. de Sully.)
[131]: Il lui marquoit, dans sa lettre, qu'abandonner les Parisiens à la merci du roi, c'étoit s'exposer à perdre les principales villes du royaume qui se hâteroient, voyant la capitale de la France entre ses mains, de demander leur pardon; qu'elles l'obtiendroient, mais que tous les princes de leur maison paieroient ce pardon de leur tête. Il lui prouvoit que si l'on n'avoit point encore attenté à leur vie; c'est que l'occasion avoit manqué, et lui montroit combien il étoit nécessaire de ne traiter qu'avec des sûretés qui les missent à l'abri des vengeances du roi. (Matthieu, liv. 8.) On voit dans cette lettre que la haine impolitique de Henri III contre les Guises avoit poussé les choses à des extrémités d'où il étoit impossible à ceux-ci de revenir.
[132]: Voyez la note p. [280].
[133]: On prétend que la jalousie que le prince de Condé avoit conçue contre lui le força à prendre ce parti, par les divisions qu'elle mit dans son armée; d'autres assurent que ce fut la passion qu'il avoit pour Corisande d'Audouin, comtesse de Guiche, qui lui fit commettre cette faute irréparable. Il ne put résister, dit-on, au plaisir d'aller lui faire hommage de sa victoire, et déposer à ses pieds les drapeaux qu'il avoit pris à la bataille de Coutras.
[134]: On lui demandoit 1o d'éloigner de lui les personnes suspectes qui lui seroient nommées; 2o de faire publier le concile de Trente; 3o d'établir le tribunal de l'inquisition, du moins dans les principales villes de France, moyen que l'expérience de l'Europe entière avoit prouvé être le plus efficace pour détruire entièrement l'hérésie; 4o de mettre les places de guerre aux mains des chefs de la ligue; 5o de lever une contribution pour les frais de la guerre, dont les catholiques ne seroient point exempts, mais dont le poids devoit principalement tomber sur les huguenots, etc.