Collége de Vendôme (rue du Jardinet).

Ce collége, qui occupoit avec l'hôtel du même nom l'espace compris entre la rue du Jardinet et celle du Battoir, fut démoli en 1441. Le procès-verbal fait à l'occasion de cette démolition ne donne aucun renseignement au sujet de sa fondation.

Collége de Tours (rue Serpente).

Il doit sa fondation à Étienne de Bourgueil, archevêque de la ville dont il a pris le nom. Tous les historiens en fixent l'époque à l'année 1333. Jaillot seul prétend avoir lu un acte qui en fait remonter l'existence jusqu'en 1330. Ce collége avoit été fondé pour un principal et six boursiers dont l'archevêque de Tours s'étoit réservé la nomination pour lui et pour ses successeurs. La mauvaise administration de ceux qui le dirigeoient, et les dettes qu'ils avoient successivement contractées, avoient forcé de vendre une partie des biens destinés à la fondation et de suspendre les bourses, lorsque ce collége fut enfin réuni à celui de l'Université[604].

Collége de Suède (même rue).

Ce collége existoit en 1333, et il en est fait mention dans l'acte de fondation de celui des Lombards, daté de la même année. Nous n'avons pu découvrir ni quand il a été fondé, ni quand il a été détruit.

Collége de Notre-Dame de Bayeux (rue du Foin).

Ce collége, plus communément appelé collége de Maître Gervais, fut fondé par maître Gervais Chrétien, chanoine des églises de Bayeux et de Paris, physicien, c'est-à-dire médecin de Charles V. Les libéralités de ce prince l'avoient rendu propriétaire de trois maisons situées rue Erembourg-de-Brie, et de deux autres rue du Foin, qui étoient contiguës aux premières. Ce fut par leur réunion qu'il forma son collége, auquel il assigna des revenus pour l'entretien de vingt-quatre boursiers. Le contrat de fondation est, suivant Jaillot, du 20 février 1370. Charles V l'approuva par ses lettres données en 1378, augmenta la fondation de deux bourses destinées à des étudiants en mathématiques, y ajouta la concession des dîmes de Saineville et de Caenchi, etc., et voulut mettre le comble à ses bienfaits en honorant ce collége du titre de fondation royale.

L'année même de sa création, on avoit réuni aux écoliers du collége de Bayeux ceux d'un petit collége que Robert Clément avoit fondé, rue Hautefeuille, quelques années auparavant, et auxquels le fondateur n'avoit laissé que la maison qu'ils habitoient et 18 livres de rente, somme insuffisante pour les faire subsister. Le collége de Bayeux fut lui-même réuni, dans le siècle dernier, au collége de l'Université[605].

Collége de Bourgogne (rue des Cordeliers).