[537]: Ce sanctuaire a été bâti sur l'emplacement d'un hôtel acheté par la fabrique, et qui avoit appartenu à l'abbé et aux religieux des Eschallis, ordre de Cîteaux, diocèse de Sens.
[538]: V. pl. 170. L'église Saint-Séverin a été rendue au culte.
[539]: Ces sculptures ne se trouvent point au Musée des Petits-Augustins.
[540]: Ce fut dans ce cimetière, et dans l'année 1474, que les médecins et chirurgiens de Paris firent, pour la première fois, l'opération de la pierre, que jusqu'alors on n'avoit osé tenter sur un homme vivant. L'essai s'en fit sur un franc-archer qui venoit d'être condamné à la potence pour vol. Elle réussit très-bien. «Il fut recousu, et par l'ordonnance du roi, très-bien pansé, et tellement qu'en quinze jours il fut guéri, et eut rémission de ses crimes sans dépens, et il lui fut même donné de l'argent.»
[541]: Avant qu'on eût refait la porte de cette église du côté de la rue Saint-Séverin, on en voyoit une très-ancienne, et presque entièrement couverte de fers de cheval. Une tradition disoit que cette entrée ayant été ouverte sur l'emplacement d'une maison qui appartenoit à un maréchal ferrant, emplacement dont il fit généreusement don à la fabrique, ces fers avoient été placés pour conserver le souvenir de ce bienfait. Jaillot, qui rejette cette explication comme un bruit populaire dépouillé de tout fondement, pense qu'ils avoient été successivement attachés à cette porte par des voyageurs, en l'honneur de saint Martin, l'un des patrons de cette église. C'étoit un ancien usage d'invoquer particulièrement ce Saint au commencement d'un voyage. Ceux qui faisoient cette dévotion attachoient un fer de cheval à la chapelle ou au portail de l'église; souvent même ils poussoient leur pieuse superstition jusqu'à faire marquer les chevaux avec la clef de saint Martin, pour les préserver de tout accident.
[542]: Rob. Guaguinus, in vitâ Philip. Aug.
[543]: Du Breul, p. 491.
[544]: Hist. eccl. Paris, t. I, p. 127.
[545]: C'est ainsi que l'on nommoit le général des Mathurins.
[546]: Ces constructions furent faites sur l'emplacement de quelques maisons dans lesquelles on avoit placé deux étaux de boucherie et une halle aux parchemins. Les libraires avoient eu leur chambre syndicale en cet endroit depuis 1679 jusqu'en 1726. La halle avoit été accordée à l'Université dès 1291, et les Mathurins avoient obtenu le privilége de la boucherie en 1554.