[165]: C'étoit non seulement se mettre en opposition avec les décisions doctrinales du Saint-Siége, mais encore avec ses propres arrêts; car celui qu'il avoit rendu, le 19 avril 1752, disoit positivement le contraire. (Voyez p. [244].)
[166]: Pièces originales et procédures du procès fait à Damiens, t. 2, p. 25.
[167]: Pièces originales et procédures du procès fait à Damiens, t. I, p. 151.
[168]: Lettre de Damiens au roi.
[169]: Pièces originales, etc., t. 2, p. 36.
[170]: Ibid., t. 2, p. 137.
[171]: Pièces originales et procédures du procès fait à Damiens, t. 3, p. 168.
[172]: Ibid., t. 3, p. 310, 311.
[173]: Ibid.
[174]: Cependant, malgré ces aveux et ces déclarations qui les accabloient, les parlementaires essayèrent de faire considérer Damiens comme un émissaire des jésuites, soutenant, avec leur audace et leur logique accoutumées, qu'il n'avoit pu prendre qu'à leur service de ces leçons de régicide, qu'ils donnoient publiquement, comme tout le monde sait, jusque dans leurs cuisines et dans les loges de leurs portiers; ils rappelèrent que c'étoient les jésuites qui avoient endoctriné Jean Châtel[174-A] et Ravaillac, ce que le parlement avoit déjà démontré, comme Pascal et Arnaud démontroient qu'ils étoient des professeurs de débauche, des voleurs, des empoisonneurs, des simoniaques, des sacriléges, etc. Les arguments avec lesquels on rétorqua contre eux cette accusation étoient d'une autre force; et cette terreur que le parlement inspira, dès ce moment, à Louis XV, et dont nous allons parler, ne fut pas le moins décisif.