[194]: Le roi de France cédoit au roi d'Angleterre ses prétentions sur l'Acadie, le Canada, l'île du cap Breton et toutes les îles du golfe et du fleuve Saint-Laurent, l'île de la Grenade et des Grenadins, Saint-Vincent, la Dominique, Tabago, la rivière de Sénégal et les comptoirs qui en dépendoient; l'île de Minorque et le fort Saint-Philippe étoient rendus à cette même puissance; la ville et le port de Dunkerque devoient être mis dans l'état fixé par le dernier traité d'Aix-la-Chapelle. La France restituoit toutes les places et pays qu'elle occupoit en Allemagne, etc.

[195]: Voyez p. [231].

[196]: Le protestantisme.

[197]: «Les jésuites, disoit Calvin, sont nos plus grands ennemis; il faut les tuer; et si l'entreprise est trop difficile, les chasser du moins, et les accabler sous le poids des mensonges et des calomnies.» Ceci semblera sans doute incroyable, même dans la bouche de Calvin; il est donc à propos de citer le texte original: «Jesuitæ vero, qui se maxime nobis opponunt, aut Necandi, aut, si hoc commode fieri non potest, ejiciendi aut certe Mendaciis et Calumniis opprimendi sunt.» (Calvin apud Becan., t. I; Opusc., 17, Aphor., 15, de Modo propagandi Calvinismum.)

[198]: Les jésuites étoient pour le cardinal de Noailles un objet de méfiance continuelle. Il les voyoit partout, les accusoit de tout, et les dénonçoit en même temps au pape et au roi. (Voyez les Mém. pour servir à l'Histoire ecclésiastique du dix-huitième siècle, année 1710.)

[199]: Voyez sur l'institut des jésuites, le tome 2 de cet ouvrage, deuxième partie, page 1187.

[200]: «Les dépêches secrètes du comte de Merles, alors ambassadeur de France à Lisbonne, ne dévoilent que trop la main ministérielle qui a dirigé ce prétendu assassinat: il en résulte que c'étoit l'ouvrage bien combiné de Pombal; que la blessure du roi n'étoit qu'une contusion égratignée, et que cette égratignure ne venoit pas de l'explosion du coup de carabine qui avoit été tiré contre sa voiture, et dont on n'avoit voulu faire qu'un épouvantail.» (Mém. de l'abbé Georgel, t. I, p. 47.)

[201]: Les familles d'Aveyro et de Tavora. Le roi avoit une intrigue galante avec la jeune marquise de Tavora; ce fut en revenant d'un rendez-vous qu'elle lui avoit donné, que ce prétendu assassinat fut commis. Il fut facile à Pombal de diriger les soupçons de ce prince coupable et passionné contre les parents de la femme qu'il avoit séduite.

[202]: Le père Malagrida étoit un missionnaire dont l'influence sur le peuple de Lisbonne étoit prodigieuse, et la vie d'une sainteté qui en faisoit un objet de vénération pour toutes les classes de la société. Pombal le haïssoit et avoit juré sa perte, à cause de cette influence qu'il redoutoit. (Sur cette œuvre d'iniquité et les horreurs de ce procès, voyez un ouvrage italien intitulé: Il Buon Raziocinio dimostrato in due Scritti, o siano siaggi Critier-Apologetici sul famoso processo e tragico fine del fu P. Gabriele Malagrida, etc., in Lugano, 1784.)

[203]: La reine de Portugal le fit mettre en jugement après la mort de Joseph Ier; une enquête juridique et solennelle mit à nu tous les crimes de cet homme; et dans le décret qui le condamnoit à passer le reste de ses jours dans une forteresse, cette princesse déclare, «que consultant plus sa clémence que sa justice, elle fait grâce au coupable du supplice qu'il a mérité, mais seulement en faveur de son âge et de ses infirmités.» (Mém. de Pombal, préf., in-12, p. lx.)