Rue du Sépulcre. Elle aboutit à la rue de Taranne et à celle de Grenelle. Ce nom lui vient d'une maison appelée le Petit Sépulcre, située à côté de l'hôtel Taranne, une ruelle entre deux. Elle étoit ainsi nommée, parce qu'elle avoit été donnée aux chanoines du Saint-Sépulcre, dès le commencement du quinzième siècle. On la nomme aujourd'hui rue du Dragon.

Rue de Taranne. Elle commence au carrefour Saint-Benoît et finit à la rue des Saints-Pères. Sauval[394] et Piganiol se sont probablement trompés, en la désignant, en 1531, sous le nom de rue aux Vaches, parce qu'elle faisoit la continuation de celle de Saint-Dominique. Jaillot trouve que, dès le quatorzième siècle, on la nommoit rue de la Courtille, parce que ce chemin régnoit le long de la courtille ou clos de l'abbaye Saint-Germain. On la trouve aussi sous le nom de Forestier. Au siècle suivant elle fut appelée de Tarennes, parce que Jean et Christophe de Tarennes y avoient plusieurs maisons et jardins, sur partie desquels fut construite la cour du Dragon dont nous avons déjà parlé.

Petite rue Taranne. Cette rue, qui aboutit à la rue de l'Égout et à celle du Sépulcre, doit aussi cette dénomination à l'hôtel de Tarennes; et c'est la ruelle, d'abord indiquée sans nom qui séparoit cet hôtel de celui du Sépulcre.

Rue de Traverse. Elle est ainsi nommée, parce qu'elle traverse de la rue Plumet dans celle de Sèvre. Sur le second plan de Bullet elle est appelée de Traverse ou de la Plume.

Rue de Varennes ou de Varanne. Elle commence rue du Bac, au bout de la rue de la Planche, et finit au nouveau cours, en face des Invalides. Sur un plan manuscrit de 1651, on lit rue de la Varenne ou du Plessis: c'est le nom d'un particulier.

Rue de Verneuil. Elle donne d'un bout dans la rue des Saints-Pères, de l'autre dans celle de Poitiers. Elle doit ce nom à Henri de Bourbon, duc de Verneuil, abbé de Saint-Germain, et fut percée sur le grand Pré-au-Clercs vers 1640.

Rue de l'Université. Elle aboutit à la rue des Saints-Pères et à l'extrémité du Gros-Caillou. Plusieurs plans lui donnent le nom de Sorbonne, que porte la rue Saint-Dominique dans quelques titres. Jaillot pense que cette double dénomination vient peut-être de ce que le peuple, confondant assez ordinairement l'Université avec la Sorbonne, a pu l'appeler indifféremment des deux manières, parce qu'effectivement elle fut bâtie sur le Pré-aux-Clercs que l'Université aliéna en 1639. Anciennement et même encore en 1529 ce n'étoit qu'un chemin nommé le chemin des Treilles, parce qu'il conduisoit à l'île des Treilles, dite depuis l'île Maquerelle ou aux Cygnes.

Rue de Wertingen, voyez [rue de Furstenberg].

QUAIS.