Fig. 145.—Dolmens: 1, Brantôme (Dordogne); 2, table des marchands (Locmariaker, Morbihan); 3, Krukenn (Plouharnel, Morbihan); 4, Lauzo (Orgnac, Ardèche); 5, Gramont (près Lodève, Hérault); 6, Trie-Château (Oise).[ (agrandir)]
Certaines de ces grottes artificielles sont considérées par les archéologues[189] soit comme étant des chapelles funéraires destinées à la célébration de cérémonies rituelles, soit comme des sépultures réservées à des personnages de rang élevé.
Fig. 146.—Dolmens, plans et coupes.
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Dans la majeure partie de l'Europe, dans les pays méditerranéens, en Égypte et dans l'Asie antérieure, les hypogées sont nombreux; tous sont inspirés par le même principe, le respect du mort, et le désir de protéger ses restes contre les animaux et les hommes. Les tombes pharaoniques de Thèbes, les sépultures achéménides de la Perside, sont des grottes artificielles aux proportions monumentales. Mais creuser ces hypogées exigeait de grands travaux, auxquels on ne pouvait se livrer que pour un petit nombre de personnes; ce mode d'inhumation ne doit donc être considéré que comme exceptionnel. Il en est de même pour les dolmens, vastes chambres bâties en blocs de roches, puis, le plus souvent, recouvertes de terre.