Fig. 166.—Caractères
chinois de diverses époques.
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Parmi les essais d'inscriptions figuratives demeurés sans lendemain, nous citerons celles des rochers de Bohusland, en Suède (fig. 167), celles de la Sibérie (fig. 168), de la Haute-Égypte (fig. 169), du Marié-Lüd à Locmariaker (Morbihan) (fig. 170), comme étant parmi les plus caractéristiques de ce procédé de fixer la pensée.

Fig. 167.—Représentation pictographique
sur roche à Skebbervall (Bohusland, Suède).
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Fig. 168.—Représentations pictographiques
des rochers de l'Irytch (d'après Spassky).
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Quant aux systèmes hiéroglyphiques, il en est plusieurs qui ont fourni une longue carrière, et dont les transformations ont amené la naissance de procédés d'écriture beaucoup plus complets. Les plus importants sont ceux de la Chaldée, de l'Élam, de l'Égypte, de la Chine et du Mexique; nous pouvons suivre aisément leurs progrès successifs.

Fig. 169.—Graffiti gravés sur les rochers de Gébel-Hétemat (Haute-Égypte), (découverts et dessinés par M. G. Legrain).
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Dans les pays chaldéo-élamites nous nous trouvons, dès les temps très anciens, en présence de deux systèmes parallèles: celui de l'Élam appartenant aux indigènes, et celui de la Chaldée qui paraît être plutôt d'origine sémitique, et qui finalement a dominé sur toute la région.