[46] Un Crime d'Amour, p. 172.
[47] Une Idylle tragique, p. 32.
Odile[48] est l'histoire dramatique du suicide héréditaire avec l'admirable description de la tentation de la mort et de l'effroi qu'elle cause à ces malheureux névrosés.
[48] Voyageuses; Odile, p. 203 à 248.
L'âge modifie les signes de cette hérédité physique. C'est ce que l'on voit chez Madame Castel à qui sa fille ressemble au point d'infliger une sorte de mélancolie à leurs amis. «D'une génération à l'autre, il y a eu comme une marche en avant du tempérament commun. La qualité dominante de la physionomie est devenue plus dominante, symbole visible d'un développement du caractère produit par l'hérédité. Trop fin déjà, le visage s'est affiné davantage; sensuel, il s'est matérialisé; volontaire, il s'est durci et séché. A l'époque où la vie a fait toute son œuvre, lorsque la mère a passé la soixantième année, la fille la quarantième, cette gradation dans les ressemblances devient comme palpable au contemplateur… l'aperception des fatalités du sang devient si lucide alors, que parfois elle tourne à l'angoisse»[49].
[49] Cruelle énigme (juillet-septembre 1884), p. 5. Voir aussi p. 20, 21, 22 et 83.
N'était la perfection du style, qui ne s'observe guère chez nous, ne diriez-vous pas ces lignes écrites par un biologiste?
L'hérédité purement morale éclate cruellement chez ce fils d'un aigrefin et d'une sainte, qui reproduit tous les vices du père et dont Claude Larcher raconte la douloureuse histoire[50].