[76] L'Echéance, p. 25 et 6.
L'idée mère d'André Cornelis repose sur le crime commis par le mystérieux Crawford (est-ce là ou dans Neptunevale[77] que madame Humbert a pris le nom de son mystérieux millionnaire?) et l'influence que ce crime exerce sur l'assassin et sur le fils de la victime: c'est l'analyse psychologique de la logique implacable des choses.
[77] Voyageuses; Neptunevale, p. 87 à 160.
Une des bases d'Une Idylle tragique est certainement ce passé de la baronne Ely, qui se dresse à tout instant et lui fait dire: «Hautefeuille et moi nous nous aimons avec un fantôme entre nous, qu'il ne voit pas, mais que je vois si bien»[78]. Et plus tard, quand Olivier du Prat a été tué, «un mort est entre ces deux vivants, qui, jamais, jamais, ne s'en ira», comme entre les héros du Roman comique d'Anatole France.
[78] Une Idylle tragique, p. 137.
Dans le Roman qui porte ce nom même, le Fantôme de la mère antérieurement aimée se dresse constamment devant Etienne Malclerc et, quand il a épousé la fille, lui donne la sensation de l'inceste.
Francis Nayrac, de la Terre promise, est écrasé par «son impuissance à s'échapper de ce passé qui refluait sur lui toujours, comme la marée reflue sur le malheureux qu'elle a une fois surpris, le renversant d'un coup de lame lorsqu'il se relève, l'enveloppant de houle quand il court, l'aveuglant d'écume quand il cherche un rocher où s'appuyer, l'assourdissant de clameurs quand il appelle». Et, vaincu, il s'écrie: «c'est donc vrai que l'on ne refait pas sa vie? c'est donc vrai que notre passé nous poursuit sans cesse dans notre avenir?»[79].
[79] La Terre promise, p. 197, 252.
C'est ce même passé, mais plus aimable, que René Vincy évoque et objective dans cette chanson en deux strophes «que la bonne Madame Ethorel avait qualifiée de sonnet»:
Le spectre d'une ancienne année