De même, dans Robert Greslou, il y a toujours eu «deux personnes distinctes: une qui allait, venait, agissait, sentait, et une autre qui regardait la première aller, venir, agir, sentir, avec une impassible curiosité»[125].
[125] Le Disciple, p. 65.
François Vernantes semble, comme don Juan, «posséder plusieurs âmes» et plaisante sur ce qu'il appelle son «polypsychisme»[126].
[126] Pastels; Madame Bressuire, p. 386.
«Quelle singulière machine qu'une femme pourtant! on dirait qu'une cloison étanche sépare l'amoureuse et l'autre»[127].
[127] La Duchesse bleue, p. 376.
Vincy prend «une de ces décisions subites, qui révèlent un long travail de ce que les philosophes appellent barbarement l'inconscient, le subconscient, le subliminal. Le pédantisme de ces formules n'empêche pas qu'elles étiquettent le plus exact des faits»[128].
[128] Dernière Poésie (novembre 1900), p. 295.
Voilà bien toute la doctrine biologique de la dissociation des deux ordres de psychisme[129] et du dédoublement de la personnalité et l'application de cette doctrine à la pluralité des amours simultanés.
[129] Dans l'Ecran (p. 24), Paul Bourget discute même la théorie du fonctionnement séparé des deux hémisphères cérébraux pour expliquer ce dualisme.