— J’ai… que je n’y comprends rien moi-même ; et Durtal narra l’étonnante bataille qu’il se livrait depuis le matin, à propos du chapelet.

— Mais c’est fou, s’écria l’oblat ; c’est dix grains que le prieur vous a commandé de dire ; dix chapelets sont impossibles à réciter !

— Je le sais… et cependant je doute encore.

— C’est toujours la même tactique, fit M. Bruno ; arriver à vous dégoûter de la chose qu’on doit pratiquer ; oui, le diable a voulu vous rendre le chapelet odieux, en vous accablant. Puis qu’y a-t-il encore ? vous n’avez pas envie de communier demain ?

— C’est vrai, répondit Durtal.

— Je m’en doutais, lorsque je vous observai pendant le repas. Ah ! dame, après les conversions, le Malin s’agite ; et ce n’est rien, il m’en a fait voir à moi de plus dures que cela, je vous prie de le croire.

Il glissa son bras sous celui de Durtal, le ramena à l’auditoire, le pria d’attendre et disparut.

Quelques minutes après, le prieur entrait.

— Eh bien ! dit-il, M. Bruno me raconte que vous souffrez. Qu’y a-t-il, au juste ?

— C’est si bête que j’ai honte de m’expliquer.