Vous vous attardez à Arcachon, grand ami. C’est trop long, pour moi, sans M. Maillac et sans le brave Michel. Vous devriez amener M. votre père à Paris pour consulter. Je sais qu’il est faible... Serais-je donc égoïste? Revenez-moi! Il est temps de parler des Grandes Choses!

Georges.

P. S.—Michel m’envoie de Bruxelles des Catulle Mendès qui ne me plaisent pas du tout. Michel tourne mal. Il voudrait que je lui trouvasse une fin à son sonnet:

«Que fais-tu donc penchée ainsi sur cette vasque?
Tu médites, ô chère! à l’azur de tes yeux.»

Cher ami,

Ne racontez à personne ce que je vous ai écrit sur les panneaux de l’Hôtel de Ville, cela pourrait faire du tort à ce brave Charlot, j’en suis honteux pour lui. Et il est si bon!

Maintenant, récit d’une aventure, une de mes aventures. J’en suis bouleversé! Personne ne veut de moi, à part les Matoire et les Charlot. Hier, maman était rue de Douai où je devais la prendre à six heures. Je me suis prévalu d’une visite qu’allait faire à Degas M. Fioupousse, pour retourner chez lui.—Vous connaissez l’escalier, genre échelle, qui monte de la cour à sa porte. Je grimpe, je frappe: une figure convulsée, c’est Degas. Les maîtres sont tous convulsés si un jeune va chez eux.

Encore vous? Veuillez bien me f... la paix, je travaille.

Et il me ferme la porte au nez.

Cher ami, je l’aurais tant aimé, ce grand bonhomme, et voilà que de même que chez Vinton, je suis déjà flanqué à la porte par celui sur lequel je venais de placer mes dernières espérances.