[Note 20: ] [(retour) ] Fournitures de casernement.

[Note 21: ] [(retour) ] On avançait l'embrigadement. Cette opération importante se faisait avec la plus grande rigidité; les généraux devaient choisir, sous leur responsabilité, parmi les chefs de bataillon, les plus capables pour les désigner comme chefs de brigade. Les instructions des représentants du peuple portaient: «Les grades ne sont pas la propriété des individus; ils appartiennent à la République, qui a droit de n'en disposer qu'en faveur de ceux qui sont en état de lui rendre des services.» Trois fois plus forts qu'avant leur réunion, les nouveaux corps présentaient plus de régularité dans leur ensemble et plus de confiance en eux-mêmes.

[Note 22: ] [(retour) ] Ému par l'audace avec laquelle nos fantassins s'étaient jetés à l'eau pour forcer le passage de la Roër, malgré le courant de l'eau, l'encaissement de la rivière et les retranchements de la rive opposée, l'ennemi battit en retraite sur Cologne.

[Note 23: ] [(retour) ] Cette victoire de la Roër, qui fit honneur au général Jourdan et à ses troupes, assura en effet l'évacuation complète de la Belgique.

[Note 24: ] [(retour) ] Mais il n'y eut que trente jours de tranchée ouverte. La garnison se comporta vaillamment. On trouva dans la place 350 bouches à feu et un matériel considérable.

[Note 25: ] [(retour) ] Le 29 février 1795, la Hollande était en effet conquise et le 16 mai suivant, elle signait avec la France un traité d'alliance qu'elle observa fidèlement jusqu'au jour où Napoléon voulut imposer un roi à la nation que la République avait respectée.

[Note 26: ] [(retour) ] Ce traité ne fut signé que le 5 avril 1795 à Bâle. La Prusse nous abandonnait alors toutes ses possessions sur la rive gauche du Rhin.]

[Note 27: ] [(retour) ] Le maréchal Soult servait alors comme colonel dans la division de notre sergent. Il dit aussi: «Nous souffrîmes beaucoup par le manque de subsistances, au point qu'on fut obligé de réduire la ration d'un tiers». (Mémoires, t. I, p. 200.)

[Note 28: ] [(retour) ] Dépréciation inévitable par suite du cours forcé qui fit tirer de 1790 à 1796, pour quarante-cinq milliards d'assignats. On sait que les vingt-quatre milliards encore en circulation lors de la liquidation définitive furent échangés contre huit cent millions de biens nationaux.

[Note 29: ] [(retour) ] Voir la note du 7 germinal.