Mon cœur se serra.

« Oh ! Philippe, c’est impossible ! Et papa ?… J’étais presque inquiète, tu sais, ce matin, quand je l’ai laissé… »

Instinctivement, nous parlions bas ; pourtant François nous entendit. Il sortit de sa torpeur.

« Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il avec une sorte d’impatience. Tu restes ?… tu ne viens pas à Paris ?… »

Philippe, debout sur le marchepied, expliquait rapidement la situation. François se leva ; qu’il semblait las, et maigre, et grand, dans cet étroit wagon !

« Alors, tu es obligé… Geneviève préfère peut-être voyager seule… Je vais chercher un autre compartiment… »

D’une main fébrile il avait pris son chapeau, il se préparait à descendre. Philippe devint très rouge.

« Mais, fit-il, c’est aujourd’hui samedi… tout est bondé… ce serait bien pénible pour toi… et puis… »

Un cri bref lui coupa la parole.

« En voiture, messieurs, en voiture… »