— Mais pas mal du tout, il me semble… Et tu sais : François a passé sa thèse aujourd’hui…
— Ah ! bah !… quel cachottier !… Enfin, les voilà tranquilles, maintenant. Cette fameuse suppléance au Collège de France, est-ce qu’il va s’en occuper ?
— Je ne sais pas », dis-je, les bras levés, luttant contre une épingle récalcitrante qui s’entortillait dans ma voilette. Philippe vint à mon aide et profita de l’occasion pour m’embrasser, comme d’habitude. Cette fois je rougis. S’il avait pu deviner ce que je pensais tout à l’heure !
« Nous les féliciterons mercredi, fit-il. Car je suppose que tu leur as demandé de venir dîner mercredi avec ton père ? »
Je dus avouer que j’avais complètement oublié de les inviter.
« Ah çà ! de quoi donc avez-vous parlé alors ?… »
J’ouvrais un tiroir pour y ranger mes gants.
« Oh ! nous n’avons pas dit grand’chose, en effet… Ils sont rentrés tard et je ne suis pas restée bien longtemps… Mais tu as raison, et je vais écrire tout de suite à tante Lydie. J’enverrai aussi un mot aux Debray, quoique ce soit un peu court… »
Le lendemain soir, à la même heure, comme j’achevais de lire une réponse affirmative de Thérèse, Philippe me rapporta la nouvelle que sa tante viendrait, mais seule.
« François est entré dans mon bureau cet après-midi, pour me voir un moment et pour me prier de l’excuser près de toi. Il a je ne sais quel repas de corps mercredi… »