— Je donnerai, dit-il, aux propriétaires cinq cents dollars pour ces chiens.
Il n’y eut personne dans la salle qui n’entendît l’offre ainsi faite.
Harker regarda Sandy. Leurs deux têtes se rapprochèrent.
— Ils ne veulent pas se battre, continua celui qui était survenu, et ils feront d’excellents chiens de traîneaux. Je donnerai aux propriétaires cinq cents dollars.
Harker fit un geste indiquant qu’il voulait parler.
— Donnez-en six cents ! Oui, six cents, et les deux bêtes sont à vous.
Le professeur Paul Weyman parut hésiter. Puis il acquiesça de la tête.
— Je paierai six cents, affirma-t-il.
La foule recommença à grogner. Harker grimpa sur la plate-forme qui supportait la cage.
— Je ne suis point responsable, clama-t-il, pas plus que le propriétaire du chien-loup, s’ils n’ont pas voulu se battre ! S’il est toutefois, parmi vous, des gens assez peu délicats pour exiger le remboursement de leur argent, on le leur rendra à la sortie ! Mais nous sommes innocents de ce qui se passe. Les chiens nous ont roulés, voilà tout.