Sous les sapins régnait une obscurité complète. Marette était sûre de son chemin, car elle se dirigeait à travers les fourrés d’un même pas régulier et énergique. Kent avait perdu toute orientation, lorsqu’il aperçut une lumière dans les branchages.

La jeune fille, la découvrant aussi, alla plus vite.

— Toujours en avant !… dit-elle en se retournant vers Kent, nous allons y être.

Kent sentit alors sous ses pas le gravier d’un sentier. Il reconnut le chemin qui conduisait vers la demeure de Kedsty.

— Marette ! appela-t-il. Vous ne vous trompez pas ? C’est le bungalow de l’inspecteur !

— En êtes-vous bien sûr ? demanda-t-elle sans paraître troublée.

— Mais oui.

— Tant mieux, il sera enchanté de vous offrir des vêtements, car vous devez être tout trempé. Par ces temps d’orage, on se réfugie où l’on peut.

— Vous vous seriez donc entendue avec lui ? Car il me semble que c’est bien le dernier endroit où…

— C’est au contraire le seul où nous serons en sûreté.