La porte de la pièce où se tenait Kedsty et Marette Radisson s’ouvrit violemment. Kedsty piétina un instant dans le corridor comme un taureau furieux, et la porte du corridor claqua sous une poussée si brutale que toutes les vitres de la maison en tremblèrent.
Elle entra les mains tendues pour saisir celles de Kent.
— Vous… Vous n’êtes pas venu en bas ?
— Non.
— Vous n’avez rien entendu ?
— La voix de cette brute seulement, mais je n’ai pu distinguer un seul mot de votre discussion.
Elle s’assit avec un soupir de soulagement.
— Vous êtes sage, Kent, je suis contente de vous.
La légère altération de sa voix, son effet visible pour se dominer et un étrange sourire trahissaient son trouble.
— Il faut en finir, Marette. Je ne veux plus que vous vous exposiez à des émotions pareilles. Je ne vous écoute plus. Nous devons partir.