Il alla vers la porte. Un rayon de lumière traversait le corridor devant la chambre de Marette.
Sans chaussures, le revolver à la main, il s’avançait prudemment, lorsqu’il entendit, partant du rez-de-chaussée, un son plaintif.
N’hésitant plus, il se dirigea rapidement vers la chambre de Marette et y jeta un regard. Le lit n’était pas défait et la chambre était vide.
Un frisson lui glaça le cœur et une impulsion à laquelle il n’essaya pas de résister le poussa vers l’escalier. L’impulsion devenait un ordre. Le devoir l’appelait en bas.
La grande chambre du rez-de-chaussée était tout éclairée, la porte largement ouverte.
Marette se tenait debout, immobile contre la table de travail au-dessus de laquelle pendait une grande lampe en cuivre. Kent la vit de profil. Il fut frappé par l’attitude de la jeune fille dont les yeux étaient rivés sur le plancher ; ses cheveux, pendant autour d’elle, brillaient sous la lumière comme un manteau de zibeline. Elle aurait bien pu l’entendre, car il n’avait plus cherché à dissimuler le bruit de ses pas.
Il s’avança pour voir ce qu’elle regardait ainsi, et il aperçut Kedsty sur le sol, les bras étendus.
CHAPITRE XVII
LE COMBAT DE L’HONNEUR
— Marette ! Qu’est-il arrivé ?
— Kent, c’est vous ! Oh ! tenez, voilà… voilà ce que je voulais éviter.