Il cessa tout à coup de se hâter.

Pendant un quart d’heure il étudia les fonds de la vallée et flaira l’air.

Il descendit lentement et, quand il atteignit les prairies vertes et les rives du ruisseau, il se mit à flairer face au vent, qui venait en plein du Sud-Ouest.

La brise ne lui apportait pas l’odeur qu’il désirait, l’odeur de sa femelle.

Et cependant un instinct plus infaillible que la raison lui disait qu’elle était proche, qu’elle devait être proche.

Il ne tenait aucun compte des accidents possibles et de la maladie. Il ne songeait pas même que des chasseurs eussent pu la tuer.

C’était de ce point-là qu’il était toujours parti à sa recherche et il n’avait jamais manqué de la découvrir.

Il connaissait son odeur et il ne cessait, en avançant, de zigzaguer dans les bas-fonds pour être sûr de ne pas laisser échapper sa race.

Tyr, lorsqu’il était amoureux, était plus ou moins comme un homme, c’est-à-dire qu’il était idiot.

Plus rien d’autre ne comptait pour lui.