Langdon, par exemple, était le seul qu’il consentît à suivre.
Le matin du huitième jour qui suivit la poursuite de Tyr, Bruce et Metoosin s’engagèrent à cheval avec les chiens dans la vallée de l’Est.
Bruce comptait rentrer au camp dans l’après-midi et remonter l’autre vallée avec Langdon le lendemain matin.
Il faisait un temps superbe, et, vers neuf heures, Langdon attacha Muskwa à son arbre, sella un cheval et descendit au pas vers la vallée.
Il n’avait pas l’intention de chasser.
C’était une joie suffisante de chevaucher face au vent, d’aspirer l’air à pleine poitrine et de considérer les merveilles de la montagne.
Il parcourut trois ou quatre milles dans la direction du Nord et arriva à une sorte de col.
L’envie lui prit de gravir cette pente et d’aller voir ce qui se passait dans l’autre vallée.
Et, comme son genou ne lui faisait pas trop mal, il arriva presque au sommet en une demi-heure.
A cet endroit, la pente devenait abrupte. Il fut obligé de sauter de sa selle et de continuer à pied. Le col proprement dit était constitué par une prairie plate encadrée des deux côtés par les murs nus de la montagne fendue. Et à un quart de mille devant lui, il pouvait contempler l’endroit où la prairie redevenait pente, pente déclive descendant vers la vallée qu’il cherchait.