Pas une seule fois Bruce ne quitta des yeux le cours du ruisseau.

Il savait que c’était là qu’ils découvriraient le grizzly, et rien d’autre ne l’intéressait pour le moment.

Langdon, pour sa part, s’intéressait à tout ce qui vivait et bougeait autour d’eux.

Chaque masse de rochers et chaque buisson d’épines pouvait recéler un animal, et il fouillait du regard tant les crêtes supérieures que les pics.

C’est ainsi qu’il aperçut une chose qui lui fit empoigner le bras de son compagnon… et s’aplatir à terre avec lui.

— Regarde, chuchota-t-il, étendant le bras.

De sa position couchée Bruce regarda, les yeux écarquillés d’ahurissement.

A moins de trente pieds au-dessus d’eux s’élevait un gros rocher en forme de caisse et de derrière apparaissait l’arrière-train d’un ours.

C’était un ours noir, dont le pelage soyeux reluisait au soleil.

Pendant une demi-minute, Bruce continua d’écarquiller les yeux, puis il rigola.