Tyr lui accorda le temps nécessaire.

Mais l’ours noir était nouveau venu dans la vallée.

Peut-être n’avait-il jamais été battu, avait-il été seigneur et maître incontesté d’un territoire.

Il ne céda pas le terrain et ce fut lui qui poussa le premier grondement de menace.

Toujours lentement et délibérément, Tyr marcha droit sur le voleur.

Muskwa le suivit pendant quelques mètres et puis s’aplatit sur son petit ventre.

A dix pieds de le carcasse, Tyr s’arrêta de nouveau. Cette fois, sa tête se balançait plus rapidement de gauche à droite et un grondement de tonnerre sortait d’entre ses mâchoires à demi ouvertes.

Les crocs de l’ours noir s’étaient découverts.

Muskwa gémit.

Tyr continua d’avancer à tout petits pas. Ses mâchoires s’entr’ouvraient à quelques centimètres du sol. Son corps énorme semblait se tasser. L’ours noir ne lâchait pas pied.