Et, dans sa main, il pressa celle de Mukoki.
Les brigands du Wilderness apparurent. La figure de Wabi était couverte de sang.
Presque à bout portant, Rod appuya sur la détente de son fusil. A moins d’une seconde d’intervalle, l’arme de Mukoki crépitait à coups redoublés.
Lorsque la fumée de la poudre fut dissipée, il ne restait debout qu’un seul Woonga. Celui qu’avait visé Rod gisait dans la neige, mort. Deux autres avaient été atteints par le chapelet de balles de Mukoki. L’un d’eux gisait aussi sans un mouvement ; le second titubait, les mains sur sa poitrine, prêt à tomber.
Le Woonga demeuré indemne avait poussé une clameur formidable, à laquelle répondit au loin un long hurlement, qui venait du camp où ses compagnons l’attendaient. Puis, avant que Mukoki eût rechargé son fusil et que Rod eût épaulé à nouveau, il avait disparu.
De deux coups de son couteau, Mukoki trancha les liens qui retenaient captives les mains de Wabi.
« Vous blessé mauvais ? » demanda-t-il.
Wabi secoua la tête et fit jouer ses mains raidies.
« Non ! Non ! Ce n’est rien, répondit-il. Je savais bien que vous viendriez… chers amis ! »
Rod alla vers le chef de la troupe, lui prit son fusil et son revolver.