« Le coquin ! dit-il. C’est là mon propre fusil et c’est mon propre revolver, que j’avais perdus, il y a trois mois. A chacun son bien ! »

Quant à Mukoki, il avait repéré le ballot que portait un des Woongas.

« Ce sont nos fourrures, dit Wabi. Les bandits n’ont pas omis de faire main basse sur elles, avant de mettre le feu à la cabane. Ils avaient sans doute attendu si longtemps, pour nous attaquer, à seule fin que la provision fût complète ! Ce sont de fameux scélérats. »

Mukoki avait déjà chargé le ballot sur son dos.

« Et maintenant, mes petits, dit Wabi, il faut nous trotter ! Toute la bande sera bientôt à nos trousses. Dommage que la cabane soit détruite ! Nous aurions pu nous y défendre avec avantage.

— Il y a le ravin ! cria Rod. La lutte peut y être bonne pour nous. Le tout est de l’atteindre ! »

CHAPITRE XVII
LA POURSUITE

« Le ravin, oui ! » avait répondu Wabi.

Mukoki approuva, d’un signe de tête.

Et Wabi prit la direction du trio, Rod au milieu, le vieil Indien fermant la marche, avec son ballot.