A ce moment, le reste de l’écorce céda brusquement et la fameuse clef se déploya tout de son long sur la table, sous l’aspect d’une carte-plan ou du moins de ce que les trois chasseurs supposèrent en être une.
C’était plutôt une sorte de diagramme, assez grossier, composé de lignes droites ou crochues, avec, çà et là, un mot en partie effacé, qui lui servait de commentaire. D’autres mots étaient devenus complètement illisibles.
Mais ce qui frappa le plus, tout d’abord, l’attention du trio, ce furent plusieurs mots, tracés d’une écriture cursive sur l’uniforme croquis, et qui étaient nettement distincts.
Roderick lut tout haut :
« John Ball, Henri Langlois, Peter Plante. »
En travers du mot John Ball, un large trait noir avait été tiré, qui l’avait presque entièrement biffé, et, à l’extrémité de la ligne formée par les trois signatures, un autre mot français était écrit, entre parenthèses. Mot que Wabi traduisit aussitôt :
« Mort. »
Et il ajouta, avec un soupir indigné :
« John Ball mort. Les deux Français l’auront tué ! »
Sans répondre, Roderick s’était penché sur la bande et y promenait son doigt tremblant. Le premier mot qui accompagnait le diagramme était totalement inintelligible. Du suivant on ne distinguait qu’une lettre, qui n’en apprenait pas plus long.