« Eh bien ! reprit Wabi, au bout d’un instant, vous avez, Rod, trouvé votre mine d’or ! C’est bien du petit torrent qui est dans le ravin qu’il s’agit. Vous voilà maintenant un homme riche !

— Notre mine d’or, voulez-vous dire, corrigea vivement le jeune homme. Nous sommes trois, nous aussi, et nous prendrons tout naturellement, dans notre association, les places respectives de John Ball, d’Henri Langlois, de Pierre Plante. Ils sont morts. L’or est à nous ! »

Wabi s’était remis à examiner la carte de bouleau.

« Il me paraît réellement impossible, dit-il, que nous ne trouvions pas l’endroit. Les indications fournies sont aussi claires que la lumière du jour. On suit le ravin et, à une distance donnée, on rencontre une première cascade. On continue, et le torrent, devenu plus important, fait un second saut. Une cabane est là, et l’or n’est pas loin. »

Il revint vers la porte, avec l’écorce, et Rod le rejoignit.

« J’ai beau chercher, dit Wabi, je ne trouve aucun renseignement concernant la distance. Combien de milles, Rod, estimez-vous avoir parcourus dans le ravin ?

— Une dizaine au moins.

Et vous n’avez vu aucune cascade ?

— Aucune. »

A l’aide d’une brindille de bois, Wabi repéra la longueur comparative qui séparait les divers points indiqués sur le graphique.