Le vieux dit :
— Je te reconnais, petit Bouziane,… mon petit-fils Victorin.
Une émotion les gagnait tous les trois.
— Eh bien ! voilà, mon père, de quoi il est question. Vous vous rappelez la petite Arlette ?
— Oui, dit la voix creuse, qui déjà semblait venir d’un lointain.
— Et puis, vous connaissez aussi Martine ?… Martine des Revertégat ?
— Oui ! — dit la voix, ferme sans inflexions.
— Belle fille et bonne travailleuse… Nous voulons, mon père, que Victorin la prenne en mariage.
— Bon ! fit la voix lointaine.
Victorin se mordait les lèvres pour ne pas pleurer. Il avait, de tout temps, beaucoup aimé son grand-père.