S’affaisser tout à coup, quand le soleil se meurt,

Et c’est alors qu’avec sa longue voix qui tremble

Le Muezzin en prière exhale sa clameur.

Oh ! la plainte infinie ! oh ! la prière lente !

Oh ! supplication des bras, des cœurs, des mains !

Comme il faut que la plaie affreuse soit sanglante

Pour qu’un seul cri rassemble en lui les cris humains !

Du haut du minaret, pareil à la vigie,

Le Muezzin, surveillant l’infini du désert,

Sent mourir dans son cœur la lumière rougie,