Et gémit tous les maux dont son peuple a souffert.

— « Oh ! nous sommes maudits ! pervers et périssables !

Oh ! qui nous soutiendra, si tu ne veilles point !

O toi qui fais chanter la « musique des sables »,

Nos douleurs en chantant t’invoquent pour témoin ! »

Et les plaints du Muezzin courbé vont, d’onde en onde,

Mourir dans le désert morne et silencieux,

Comme un écho de l’âme éternelle du monde

Qui roule aussi, perdu dans le désert des cieux.

LE NOMADE