Loin des hommes, bien loin des hommes et des villes ;

Loin des juifs, des marchands dont les âmes sont viles ;

Loin des chrétiens, qui sont nos maîtres détestés ;

Sous le désert divin des cieux illimités,

Sur les plateaux des monts ou dans la plaine immense,

Dans l’oasis ; dans les déserts où Dieu commence,

Où finit la puissance humaine, — où le soleil

S’assied comme un grand roi sur un trône vermeil,

Dans le sable, qui couvre une mer inconnue,

— Errants comme la vague et les vents et la nue,