Rêve du sable ardent sans verdure et sans eau,
Du pays de la soif et de la solitude,
Où l’on souffre toujours, mais dont j’ai l’habitude.
Là, sur le sable en feu, terrible, au ciel pareil,
Je vais ; — lorsque mes yeux souffrent trop du soleil,
Je regarde mon ombre, et ma vue est guérie…
Mon exil loin de tout me semble une patrie ;
Le soleil fauve a fait du désert son miroir ;
Le désert, c’est pour moi le chemin sans espoir,
Sans bout ! c’est, Mohamed, comme une mer sans grève