Ah ! maudit à jamais ce soir délicieux !
Maudite l’oasis où je l’ai rencontrée !
Maudite la citerne où ma lèvre altérée,
Ayant soif d’eau, prit soif de baisers et d’amour !
Souvenir dévorant comme l’éclat du jour
A midi ! souvenir torride d’un soir calme !…
O Mohamed, j’ai pris son éventail de palme
A sa négresse, — et j’ai couru comme un voleur !
Et je hais la fontaine, et l’oasis en fleur !…
Ne m’accompagne pas, Mohamed, je te laisse,