Et, une heure après, dans le parc, Annette l’ayant félicitée à son tour :

— Oui, oui, c’est bon, dit-elle ; mais, vois-tu, j’ai pris le mauvais moyen. Il ne faudra pas faire comme moi. Je n’ai pas su être coquette. Toi, il faut l’être, je t’apprendrai.

Il y avait une certaine amertume dans l’accent qu’elle mit à ces paroles.

— Tu m’apprendras ? dit Annette en riant… Mais, puisque tu ne sais pas ?… Et puis, fit-elle tout à coup, à propos de quoi, tout cela ?

Pauline se tut. Annette réfléchissait. Elle eut un soupçon de la vérité, mais non pas du caractère tragique de cette vérité ; et, tranquillement, d’un air capable, elle dit :

— Si tu m’avais confié cela, je te l’aurais fait épouser, moi !

— Gamine ! dit Pauline gravement.

Elle se remit à sourire d’un air navrant. Son sourire, ce n’était pas de la douleur, c’était comme de la joie morte.

— Ne parlons plus de moi, reprit-elle. C’est fini, ça.

— Qu’est-ce, au juste, que la coquetterie ? fit Annette.