Le petit Lérin s’approcha de Marie, avec son carreau dans l’œil.
— Vous m’ennuyez, vous, lui dit-elle. Vous avez mis le pied sur ma robe tout à l’heure, et me voilà bien, avec tout ça déchiré !… Enfin, quoi ! Qu’est-ce que vous voulez ? Oh ! je m’en doute… On vous a déjà donné, mon bonhomme.
— Petite monnaie ! mâchonna-t-il.
— On a eu bien tort, dit-elle ; ça vous fait revenir.
Il passa une lueur vicieuse sous la vitre de son monocle.
— Inscrivez-moi, ma petite Rita !
Elle se demanda s’il fallait se fâcher avec cet imbécile qui en restait aux plaisanteries des jours de réception, des jours de Théramène. Il ne comprenait donc rien, ce ramolli, cette bête brute ! Elle le regarda et se mit à rire, prenant le parti d’entrer dans son badinage.
— Vous êtes inscrit, dit-elle… Je les inscris sur mon carnet de bal.
— Premier ? interrogea-t-il.
— Comme vous y allez ! Je vais vous dire. Il n’y a pas encore de numéros d’ordre… Vous êtes dans le tas.