— Il me dit toujours de t’embrasser.
— Mais tu ne m’embrasses jamais !
— Oh ! ma pauvre mignonne !
Et Paul embrassa Annette sans se douter de l’importance de la commission qu’il faisait. Puis il la regarda attentivement :
— Comme tu ressembles à maman, chérie !
— Tant mieux ; je dois être jolie, alors.
— Cette chère maman, oui, elle est jolie, — mais elle vieillit, ne trouves-tu pas ?
— Si, un peu. Annette cessa de sourire.
— Il faut la rendre bien heureuse, n’est-ce pas, petite sœur, bien heureuse, jusqu’à la fin. Tu ne peux pas comprendre ça, toi, avec tes dix-sept ans, mais c’est triste, vois-tu, de se voir vieillir. Notre mère en souffre, parfois.
— Oh !… Crois-tu ?