— C’est convenu, fit Cocarel joyeux.
— J’ai ici, lui dit Gaspard, un appartement personnel où nous pourrons nous rendre tout à l’heure, car j’entends vous donner un reçu en forme, pour votre entière sécurité. Vous pourriez soupçonner le prévaricateur que me voici devenu, d’être homme à nier un jour qu’il ait reçu de vous cette somme. Il vous faut donc une arme contre moi. C’est surtout entre coquins, monsieur, que les précautions sont nécessaires. Allez, je vous attends.
Cocarel courut à la recherche de Marin.
Il le rencontra qui accompagnait, pour les présenter à M. de Paulac, un groupe de parlementaires par lui invités à sa folle soirée.
— J’ai à vous parler, souffla mystérieusement Cocarel.
— Dans un instant, je serai à vous.
Force fut à Cocarel d’attendre sur place.
Les présentations faites, Gaspard déclara :
— Je dois dire, messieurs, au nom de Sa Majesté, un mot personnel à chacun de vous.
Gaspard, au temps de ses amours aixoises, avait assez fréquenté la ville d’Aix pour apprendre à mettre un nom sur les visages de tous les parlementaires.