— J’en raffole aussi, de votre Gaspard, mesdames, dit le président ; mais j’ai tort : je ne suis pas dans mon rôle. Allons ! A la santé du vrai Paulac, messieurs ! mais où diable peut-il être, à cette heure-ci ?

— Eh ! dit gravement Riquetti, il est sans doute en prison, puisque le monde est renversé.

— C’est bien Gaspard qui nous a donné, ce soir, la comédie, déclara fermement Marin.

La marquise de la Gaillarde intervint :

— Et pourquoi croyez-vous si délibérément, mon cher président, que votre Paulac n’était pas Paulac ?

— C’est que j’en vois tout à coup la preuve, dit Marin, dans ce fait auquel je n’avais pris garde : aucun courrier n’a apporté chez moi la lettre urgente qui lui a permis de nous quitter un peu trop vivement !

Tous les convives s’entre-regardèrent…


Le lendemain, Gaspard de Besse, ayant conté, à M. de Paulac, la soirée mémorable, le remit en liberté.

M. de Paulac, le vrai, alla voir aussitôt le président Marin. Ils échangèrent leurs impressions.