— Plusieurs de ces soldats me suivent, dit-il. Je crains que nous soyons cernés, car j’en ai vu un grimper par notre sentier secret.
— Et nos sentinelles ?
— Prisonnières ! cria un brigadier de dragons qui parut à son tour au bord du plateau, derrière une roche.
Alors le marquis des Saquettes, s’avançant vers Gaspard :
— Tout cela est l’effet de l’ordre que j’ai eu le temps de donner au brigadier que voilà, au moment de notre arrestation. Et nous voici en trop grand nombre pour que vous tentiez une résistance quelconque.
Un bandit blessé se présenta à son tour :
— Les dragons gardent tous nos passages. Nous sommes cernés. On n’a plus qu’à se rendre : c’est notre fin !
— Pas encore ! gronda Gaspard qui renonçait brusquement à se montrer généreux jusqu’au suprême sacrifice.
Et montrant les bandits qui l’entouraient et qui, obéissant à un signe de lui, braquèrent leurs mousquets sur les parlementaires :
— Je n’ai qu’un second signe à faire, et c’est la fin d’un Parlement.