Telle, en prodigieuse et lente symphonie,
Chantait son chant d’orgueil l’espérance infinie.
Alors, un autre chœur, mais plus retentissant,
De moins lente harmonie et de plus rude accent,
Vint jusqu’à nous… C’était la voix, l’âme enflammée,
La résolution ardente d’une armée…
Quelque chose pourtant d’allègre et de moqueur
Traversait les accords farouches de ce chœur :
— « Nos camarades morts sont les moissons fauchées ;
Mais nous, nous sommes le grain mûr,