— « Parmi les maux sans fin dont l’éternité pleure,
Enfant, tu n’as souffert que les tiens, et qu’une heure ! »
Je lui dis : — « J’ai souffert aussi les maux d’autrui :
Comme l’humanité, je traîne, dans la nuit,
Sous le ciel dont l’affreux silence nous menace,
Un reste douloureux d’espérance tenace.
Oui, j’espère en un rêve auquel je ne crois pas,
Et le vœu de mourir alourdit tous mes pas.
Il sera doux, l’instant où la morne inconnue
Entre ses bras terreux dissoudra ma chair nue ;