« C’est pourquoi tu vivras, quand les siècles mourront ;
« Ainsi tu pourras, fût-ce après deux mille ans d’âge,
« Vieux comme un monde, ô Juif, me rendre témoignage.
« Tu marcheras sans halte, et partout, de tes yeux,
« Partout tu pourras voir mon pas mystérieux.
« Tu ne t’arrêteras, mort, dans ma paix profonde,
« Que le jour où j’aurai soumis l’âme du monde. »
VIII
Un nuage s’ouvrit, au zénith, lentement,
Par où nous souriait un peu du firmament ;