— « Je marche sans repos, pour être le Témoin.
Derrière moi, le jour où je partis est loin,
Plus loin peut-être encore est devant moi ma halte ;
Mais ma foi dans le jour qui m’est promis, m’exalte,
Et lorsque, par moments, les peuples plus heureux
Ont des princes moins durs ou moins de haine entre eux,
Alors, je sens venir la paix, et, comme une onde,
En mes veines courir la jeunesse du monde ;
Un jeune espoir joyeux marche avec mes pieds lents ;
Pour le monde et pour moi, qu’est-ce que deux mille ans ?