Pierre lisait:

L'Étrange Amour

Non je n'étais pas né pour cet amour étrange,

Pour ces baisers d'enfer d'où l'espoir est absent,

Mais pour voir, un matin, sur les lèvres d'un ange,

Eclore de ma bouche une fleur de mon sang!

Malheureux! J'étais né pour la tendresse douce,

Pour les retards sans fin entre deux bras fermés...

Elle l'interrompit:

—Vous voyez bien, il faut vous marier!... Tout ce qui n'est pas cela ne vaut rien et mène au malheur.