Son cœur de nouveau bondit vers l'enfant. Avant tout il fallait, pour calmer l'enfant, feindre un peu de calme, autant que possible. Lui, il se remettrait à souffrir après!

—Tu es donc tout seul?

—Oui, oui, tout seul! dans toute la maison! qui est toute noire! on m'a laissé, papa! on m'a laissé!...

—Eh bien, et ta bonne?...

—Je ne sais pas. Elle n'y est plus.

Il surmontait depuis longtemps peut-être son envie de pleurer, afin de pouvoir crier... Sur ce mot: «Et ta bonne?» il se revit au moment où il s'était aperçu de sa solitude!... La crise de détente arriva; il se mit à pleurer à chaudes larmes, avec de grands hoquets qui le secouaient tout entier.

—Eh bien, je suis là, à présent... Tu n'as plus peur, n'est-ce pas? calme-toi, mignon, je suis là...

—Mais pourquoi... pourquoi... n'entres-tu pas? viens me prendre, mon papa!

Marcant n'avait pas de clef. Déjà, à deux reprises, il s'était rué sur la porte. Il s'y précipita de nouveau, la frappant à coups d'épaule, de tout son poids. Bien que ce petit homme trapu fût pesant et fort, la porte résista.

Il ne savait plus ce qu'il faisait.