—Ne l'emporte pas, Georges.

—Pourquoi, maman?

—Je ne peux pas t'expliquer, mais ça fait, pour sûr, de la peine à ton père.

—Je l'emportais toujours, quand tu n'y étais pas...

Elle ferma les yeux, de douleur, pour cesser de voir un instant; pour se retrouver dans sa nuit.

—Eh bien, s'il te laissait faire, c'était par bonté pour toi. Ton père t'aime plus que je ne t'aime moi-même, puisqu'il ne t'a pas privé de ce jouet. Veux-tu me le donner, à moi?

Georges, les yeux très ouverts, levés au plafond, semblait chercher tout en l'air l'explication de tout ça.

—Oui, maman. Pour quoi faire?

—Donne-le-moi, sans rien me demander.

—Oui, maman.