Qui ne peut plus l'ouvrir, qui seule l'ouvrirait,
Mon secret enfoui sous la bleue étendue!
—Ça viendra, ça viendra...
Mais comme la suite ne venait pas toute seule, il descendit pour la chercher dans son écritoire. La mer, les grands horizons, cela dérange. On ne peut travailler devant la nature. Elle nous écrase... Quelle chance tout de même que ce coffret fût en fer!... Si c'eût été une cassette de bois, il n'y avait plus de sonnet possible... fer—enfer. Ah! la rime! quelle puissance!
IX
Cet inconnu vers lequel courait l'Ibis Bleu n'était pas loin. Il devait le rencontrer, le lendemain, dans la rade d'Agay, où il était venu s'abriter pour la nuit, après une journée errante et mélancolique.
Marcant voulait voir un peu le pays, le connaître avant d'y laisser sa femme. Il était allé, le matin du premier jour, visiter des villas dans la colline, le long du boulevard de Valescure qui serpente à travers les mamelons verts, jusqu'à Fréjus.
Dans l'après-midi, il s'était décidé pour une villa tout au bord de la mer, à un quart de lieue de la ville, entre la Maison-Close, d'Alphonse Karr, dont les bateaux, à peine tirés à terre, entrent dans les jardins, et l'Oustalet du Capelan, la première de celles qui se sont établies sur une étroite bande de rivage, entre le chemin, où s'ouvrent leurs portes de service, et la mer qui baigne leur seuil de plaisance.
Le lendemain, on lui avait conseillé d'aller voir la rade d'Agay, et, en passant, les carrières de porphyre du Dramont. Ils trouveraient là-bas une hôtellerie excellente, où ils pourraient déjeuner.
—Malheureusement, la route cesse d'être commode au delà du Dramont, mais le chemin de fer, en douze minutes, vous y conduira.