—Maurin, de la crosse de son fusil!

Les deux gendarmes démontés se concertaient. Que devaient-ils faire?

Réquisitionner une voiture, un cheval, suivre Maurin et Pastouré? Peut-être les voleurs de chevaux allaient-ils rencontrer sur la route les gendarmes de Cogolin, et alors, ils seraient pris... les chevaux étant faciles à reconnaître au harnachement.

Oui, il fallait réquisitionner une voiture. Ils n’en trouvèrent pas. La mauvaise volonté des habitants fut effrontée:

—Ma roue de droite est cassée.

—Ma roue de gauche a pété (rompu).

—Mon cheval a la colique.

—Mon cheval aussi a la colique!

Plus d’une heure s’écoula au milieu de la plus grande confusion. Il y avait maintenant sur la route près de deux cents hommes armés de fusils. Tout à coup ce cri retentit:

—Les voici qui reviennent!