—Où donc?
—Là-bas, au tournant, derrière le Grand Suve.
C’était bien l’histoire des Campaux qui recommençait; mais, cette fois, les deux chevaux ne revenaient pas seuls...
—Vive Maurin des Maures! vive Pastouré!
Maurin et Pastouré apparurent; ils étaient fièrement campés sur leurs chevaux. Ils allaient au pas, imitant de tous points l’allure de deux gendarmes, corrects de tenue, leurs vieux feutres en bataille, la main droite un peu haute, la gauche sur la cuisse, et donnant à leurs fusils des airs de carabines.
Et ils poussaient devant eux les deux bandits à pied, les mains liées derrière le dos...
Un éclat de rire énorme agita tout ce village répandu sur la route.
—Vive le général Maurin!
—Vive le colonel Pastouré!
—Méfie-toi, Maurin! ils veulent te prendre...